J’ai repensé ce matin à tous les membres de la CMAMM qui avaient encore du fil à retordre avec l’exercice du miroir : « je t’aime + le nom et le prénom ».
Comment se fait-il qu’un exercice apparemment aussi anodin soit en réalité si redoutable pour beaucoup d’entre nous ?
J’ai oublié aujourd’hui si, moi aussi au début, j’avais éprouvé des difficultés à faire cet exercice, mais il y a de fortes chances que oui.
Mais en réfléchissant à la nature des croyances subconscientes qui pourraient nous empêcher de prononcer à voix haute ces cinq mots 100% positifs à notre égard, je me suis dit que cela ne pouvait être que culturel :
notre fameuse culture judéo-chrétienne et ses dérives culpabilisantes…
…nos débuts à l’école où l’instituteur nous « remettait à notre place » chaque fois que nous manifestions un peu trop de confiance en soi, ce qui aurait pu perturber l’équilibre de la classe…
…à moins que ce ne soient nos parents qui aient joué ce rôle de « rabât-joie », l’ayant subi eux-mêmes dans leur enfance, et le transmettant ainsi inconsciemment à leur descendance…
Autre sources possibles de ces croyances limitatives : les médias et la publicité…faut-il encore expliquer les messages subliminaux diffusés en boucle, transformant les auditeurs-spectacteurs en moutons obéissants et en consommateurs « sans cervelle » ?
Heureusement, nous n’avons pas besoin d’identifier toutes ces croyances limitatives, car rappelez-vous la 3ème Vérité : pour les identifier, il faudrait y mettre notre attention, et tout ce sur quoi nous portons notre attention grandit !
Au lieu de cela, nous avons la Loi de Substitution à notre service.
Face au miroir, nous avons le pouvoir de remplacer immédiatement toute pensée & sentiment de résistance à l’idée de nous dire « je t’aime », par quelque chose de positif, par exemple :
« Je suis en train de regarder mon Futur Soi ! Ce n’est pas encore moi, mais je vais lui sourire et lui dire ‘je t’aime’ ! Après tout, qu’est-ce que je risque, à part me sentir mieux après ?! »
Je suis conscient que la logique ou la raison pure n’a que peu de poids dans ce type de confrontation entre l’éléphant et la fourmi, mais voici tout de même quelques arguments qui pourraient aider à passer l’obstacle, s’ils sont répétés assez souvent par la fourmi :
- « Il n’y a pas de caméra ni de micro qui m’observent dans cette salle de bain » (à moins que vous n’ayez gardé votre smartphone près de vous ou que vous travailliez pour les Services Secrets !)
- « Quand la porte de la salle de bain est fermée, personne ne peut m’entendre » (sauf si vous parlez très fort ou que quelqu’un écoute aux portes 😊)
- « Chaque mot de la phrase est 100% positif »
- Si c’est l’idée de vous parler à vous-même qui vous gêne, dites-vous que vous le faites déjà à longueur de journée dans votre tête, et même parfois à haute voix quand vous vous traitez de noms d’oiseaux : « Ah, suis-je bête ! » (ou pire)
- si votre mental-ego a l’habitude de Vous manipuler avec des « Oui mais… » suivi d’une justification « béton », dites simplement : « STOPPE CELA TOUT DE SUITE ! » et revenez à votre intention première.
- Enfin, si vous pensez que c’est la peur du ridicule qui vous torture, demandez-vous ce qui pourrait bien être plus ridicule que de ne pas oser dire cinq mots positifs à haute voix devant un miroir, tout en sachant que ces mots pourraient transformer notre vie toute entière (quitte à avoir dans notre Vieille Empreinte Mentale quelques programmations de culpabilité, autant les utiliser à notre avantage quand on le peut !)
Tous ces arguments valent ce qu’ils valent face à la bataille titanesque vécue par la plupart des gens…mais une chose est sûre : la défaite n’est pas une option, seule la victoire est envisageable.
Courage, la victoire vous attend !